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Si les normes d'hygiène ont pris une place essentielle dans le développement de
la chaîne alimentaire d'aujourd'hui, ce n'est toutefois pas une préoccupation récente
puisqu'il existait déjà en 1449 une charte des franchises à Montreux. Cette charte visait
notamment à garantir la production et la vente au consommateur d'une viande saine.
Elle est à l'origine d'autres règlements qui évolueront jusqu'en 1558, date à laquelle
les Conseils de l'époque affermèrent le commerce de la viande, créant ainsi la boucherie paroissiale.
Vers 1860, le registre du bétail était tenu par la laiterie de Clarens. Le 2 octobre 1911
s'ouvrent les nouveaux abattoirs de Montreux à Clarens suite à un vaste débat de plus de cinq ans.
La réalisation du projet coûte Fr. 840'441.-. Après une première année bénéficiaire, les abattoirs
cumulèrent les pertes financières pour atteindre au total près de Fr. 200'000.- en 1921. La situation
s'inversera pendant la période de 1921 à 1932, permettant le remboursement des dettes contractées
dues aux pertes. Il faut cependant relativiser cette réussite puisqu'à l'approche de la seconde
guerre mondiale seuls Fr. 82'000.- ont été amorti sur l'emprunt initial de Fr. 800'000.-.
L'interdiction d'abatage du porc à Vevey imposée par le Département de l'intérieur en 1957
accéléra ensuite la fusion entre les abattoirs de Vevey et Montreux. Le transfert eut lieu
en janvier 1962. Il faut cependant attendre le 17 février 1970 pour que soit créé le service
intercommunal des abattoirs Montreux-Vevey (SAMV). En 1971, un crédit de 1 million de francs
est accordé pour effectuer divers travaux de rénovation.
Le Service des abattoirs Montreux-Vevey regroupait les trois communes de Vevey, La Tour-de-Peilz
et Montreux. Il avait pour but d'exploiter des abattoirs publics régionaux, de procéder au contrôle
et à l'inspectorat des viandes sur le territoire des communes membres, de prendre en charge et
détruire les cadavres d'animaux.
L'évolution de la législation ainsi que la volonté politique de régionalisation va conduire
le SAMV à passer de 3 à 10 communes et se transformer en Service intercommunal des viandes
et denrées alimentaires en 1996. Ce dernier sera finalement absorbé par le SIGE en 2002.
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