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Les effets des changements climatiques sur les ressources eau
Les changements de la structure des précipitations auront un effet significatif sur
les ressources hydriques de la planète, averti le WWF dans un rapport publié en août de
cette année.
Un rapport du WWF publié en août 2008 averti que les infrastructures liées à l'eau devront
être gérée avec beaucoup de soin afin de faciliter leur adaptation suite aux changements des
régimes des précipitations. Ces adaptations devront se faire tant sur le plan social, qu'économique
et écologique. Ce document met en évidence non pas une fois encore les changements de climat
mais leur impact sur les ressources en eau même si les impacts en terme de précipitations ne sont
pas les plus importantes conséquences des changements globaux du climat observés ces dernières années.
Le rapport souligne les différences en terme de vulnérabilité selon la nature des écosystèmes.
Les grands fleuves réagissant plus lentement aux changementsclimatiques que les petits cours d'eaux,
par exemple. Cela implique que des analyses fines doivent être conduites au sujet de la quantification
des impacts des changements hydrologiques notamment et de la variabilité du risque subi par les
écosystèmes hydriques en particulier.
Face aux défis qui attendent l'humanité dans son entier, le rapport insiste sur la difficulté à
mettre en oeuvre des stratégies globales tant la diversité des problèmes et des situations est
importante. Il n'en reste pas moins que deux éléments essentiels sont mis en évidence.
Le premier concerne la réduction des émissions de gaz à effet de serre afin de ralentir le
taux de changement climatique. Le second est de favoriser un apprentissage institutionnel et
d'aquérir la flexibilité nécessaire pour faire face aux changements du climat.
Le WWF propose sept éléments pour adapter les stratégies de gestion de l'eau, à savoir :
- Développer des capacités institutionnelles
- Créer des systèmes flexibles d'allocation des ressources hydriques
- Réduire les pressions externes non-climatiques telle que la pollution des eaux par exemple
- Aider les espèces, les collectivités humaines et les économies à adapter voire changer leur comportement
- Procéder à des analyses détaillées avant de modifier ou projeter de nouvelles infrastructures dans le domaine de l'eau
- Créer une véritable approche durable de gestion des crues
- Intégrer les aspects climatiques et les questions d'accès aux ressources hydriques dans les stratégies politiques de développement urbain
Le rapport est téléchargeable ici.
L'effet de serre est un phénomène connu et observé depuis de nombreuses années.
Décrit par J.B. Fourrier dès 1827, c'est toutefois un chimiste suédois, S. Arrhenius,
qui proposa en 1895 que les émissions de gaz carbonique dans l'atmosphère pourraient contribuer
à l'accroissement de la température moyenne de notre planète en conséquence du renforcement
de l'effet de serre.
La majeure partie du rayonnement solaire absorbé par la Terre se trouve dans le domaine du visible
tandis que cette dernière renvoie une certaine quantité de chaleur sous la forme d'infrarouge dans
l'atmosphère. Si ce n'était pas le cas, la surface de notre planète ne cesserait de s'échauffer.
Le rayonnement infrarouge n'est cependant pas ré-émis dans l'espace puisqu'un certain nombre de gaz
que l'on nomme gaz à effet de serre absorbent une partie de ce rayonnement, permettant ainsi le
maintient d'une température moyenne à la surface de la Terre de 15°C alors que celle-ci devrait être,
sans cet effet de serre de –18°C. Parmi les gaz qui participent à l'effet de serre, on trouve tout
d'abord la vapeur d'eau et le gaz carbonique ainsi que le méthane (CH4), l'oxyde nitreux (N2O),
le monoxyde de carbone (CO), l'ozone (O3), les chlorofluorocarbones (CFC) et leurs substituts,
les halons (HCFC) ainsi que certains composés organique volatils.
Si le phénomène de l'effet de serre est un mécanisme régulateur nécessaire au maintient de la vie,
il est désormais démontré que l'accroissement des quantités de gaz à effet de serre par le biais des
activités humaines (consommation des combustibles fossiles, agriculture, déforestation etc.) a pour
effet un accroissement de la température moyenne de la Terre. Sans détailler les conséquences probables
d'un tel réchauffement, on peut cependant rappeler par exemple que le taux de CO2 est passé d'environ
ppmv (parties par million en volume) vers les années 1850 à 360 ppmv en 1992 augmentant ainsi la
participation à l'effet de serre de ce gaz de 30% à 50%, la majorité de cet effet étant toujours
imputable à la vapeur d'eau.
(d'après Musy, Higy, Hydrologie, une science de la nature, PPUR, 2004)
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L'eau potable est écologique
En termes d'équivalence énergétique, boire 2 litres d'eau potable par jour pendant une année
équivaut à rouler 2 kilomètres en voiture. Boire la même quantité d'eau minérale en provenance
de l'UE équivaut par comparaison à rouler environ 2000 km, soit 1000 fois plus! L'eau potable
nécessite très peu d'énergie à la production et ne représente que quelques pour mille de la
consommation d'énergie du ménage. (source : étude SSIGE par Niels Jungbluth, Zurich 2005)
Le climat évolue, en Suisse aussi
Représentation des écarts des températures annuelles moyennes en Suisse par rapport à la période
de comparaison 1961-1990 (écarts positifs en rouge, négatifs en bleu). Le graphique présente
les moyennes de douze stations de mesure situées à différentes altitudes en Suisse septentrionale
et méridionale (source: MétéoSuisse, 2008).
(Tiré de Le climat change – que faire ? Le nouveau rapport des Nations Unies sur le climat (GIEC 2007)
et ses principaux résultats dans l'optique de la Suisse, OcCC 2008)
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